top of page

ANNE PONTY

f125693904 (1)_edited.jpg

Créatrice du podcast Le Chantier

“La liberté a toujours été mon moteur."

f125693904 (1)_edited.jpg

ANNE
PONTY

"La liberté a toujours été mon moteur."

L'INTERVIEW

Rencontre avec Anne Ponty, entrepreneure bordelaise passionnée de rénovation et créatrice du podcast "Le Chantier", devenu une référence pour celles et ceux qui se lancent dans les travaux. Entre indépendance, créativité et quête de sens, elle revient sur son parcours singulier et inspirant.


Bonjour Anne, pour commencer, peux-tu nous dire d'où tu viens ?
Je viens de Bordeaux, j’y vis encore aujourd’hui. J’ai grandi dans un environnement très entrepreneurial. Mon père était viticulteur, ma mère dirigeait un syndicat viticole, et ils travaillaient tous les deux beaucoup. Ce modèle du travail indépendant, de faire pour soi, m’a sans doute marquée. Mes parents nous ont transmis un vrai sens de la liberté, tout en nous ouvrant beaucoup de portes. On nous encourageait à faire ce qu’on voulait, dans un cadre, mais avec une grande ouverture.

Tu as toujours été indépendante dans ton parcours ?

Oui, je n’ai jamais été salariée. Le statut de micro-entreprise a été comme créé pour moi, à l’époque c’était du sur-mesure. J’ai toujours eu ce besoin de liberté, c’est un moteur très fort chez moi.
 

La création et l'art ont-ils fait partie de ton environnement ?
Oui. Je suis issue d’une famille où la musique tient une grande place. J’ai fait 12 ans de violon au conservatoire de Bordeaux. Adolescente, ça rythmait mes semaines. J’ai beaucoup d’oncles, tantes et cousins musiciens professionnels, l’un était écrivain et peintre. Ma marraine est chanteuse, même ma grand-mère baignait dans la musique. Petite, mes parents pensaient d’ailleurs que je deviendrais chanteuse, haha !
 

Quel a été ton parcours ?
J’étais assez littéraire et passionnée de musique. Je voulais être journaliste dans la musique, mais les écoles ne prenaient pas d’étudiants en post-bac. Pour avoir une formation généraliste et garder des portes ouvertes, j’ai intégré KEDGE Business School en licence, et finalement je suis restée en master, en programme grande école. J’ai fait plusieurs stages dans des maisons de disques à Paris. Puis, à la fin de mes études, j’ai eu envie de rester à Bordeaux pour des raisons amoureuses :) Et contre toute attente, j’y ai trouvé un premier job en free-lance dans la musique et le digital.

Comment es-tu arrivée à te lancer dans un projet entrepreneurial ?
J'ai commencé à faire du community management pour des entreprises, mais je savais que j’avais envie d’un projet à moi. J’ai lancé un site e-commerce autour de la brocante et de la déco, qui s’appelle Vide Déco. La brocante, c’est un truc que j’ai toujours eu avec ma mère, qui a une vraie culture de l’ancien et du beau. En aménageant mon premier appart, j’ai eu envie de créer quelque chose autour de ça.
 

Quel a été le déclic pour créer ton podcast ?

En 2017, on a eu un gros coup de cœur, avec mon conjoint, pour une maison avec plein de travaux à faire. On l’a rénovée pendant un an et demi. J’avais 27 ans, c’était un vrai terrain de jeu. Je voulais m’impliquer, travailler avec l’architecte une journée par semaine. Et j’ai adoré.
À la fin du chantier, je me suis dit : “Mais avec qui je vais parler travaux chaque semaine, maintenant ?” J’avais commencé à partager ma rénovation sur Instagram, j’avais 8-10 000 abonnés, et de plus en plus de gens me suivaient.
J’écoutais déjà beaucoup de podcasts sur l’entrepreneuriat, le e-commerce… et je trouvais le format génial. Je me suis dit qu’il n’y avait rien sur les travaux, et que j’adorerais entendre d’autres récits comme le mien.
J’avais déjà quelques invités en tête. Je savais faire du montage, j’ai acheté du bon matériel… Je me suis lancée. Le 7 mars 2020, juste deux jours avant le confinement, je publiais le premier épisode du podcast “Le Chantier”. Initialement, je n’aurais jamais pensé en faire mon métier… mais ça a rapidement bien marché.

 

Comment le podcast a-t-il évolué depuis ?

Assez vite, une marque m’a contactée pour sponsoriser un épisode. Là, je me suis dit : tiens, ce projet peut se monétiser. 
À côté, mon site e-commerce devenait difficile à gérer. J’adorais le podcast, alors j’ai créé un compte Instagram dédié, un site avec des reportages photos… J’avais envie de montrer aussi visuellement tout ce dont on parlait.
Il y a trois ans, j’ai eu ma première fille. À ce moment-là, je faisais deux épisodes par mois, et je gagnais environ déjà 1000 € grâce au podcast alors que je n’y consacrais que peu de temps. J’ai fini par vendre mon site e-commerce pour me consacrer à 100 % à "Le Chantier".
Une décision qui a tout changé. C’est fou, mais le mois où j’ai vendu mon site, j’ai reçu deux messages : un éditeur me proposait de faire un livre, et une autre personne une émission télé. Depuis, je publie un épisode par semaine depuis deux ans et demi. Aujourd’hui, j’en vis.

Tu as aussi développé un format dédié aux marques ?
Oui, ce sont des épisodes sponsorisés autour de conseils d’experts, d’astuces de pros, sur des sujets précis. Ça me permet d’enrichir le podcast tout en diversifiant les revenus. On atteint aujourd’hui 30 000 écoutes par mois.

Tu nous partages un moment marquant lié à ton podcast ?
Oui… Un jour, je sortais d’un enregistrement et on allait déjeuner. Dans le café, une fille est venue me voir. Elle m’a dit : “Je voulais te dire que pendant la maladie de mon père, on t’écoutait tous les deux, c’était notre bulle ensemble. Et te croiser maintenant, pendant ce petit voyage que je fais suite à son décès, je vois ça comme un petit signe de lui.”
Ça m’a bouleversée. Je pense régulièrement à elle. C’est ce genre de moment qui te dépasse. Tu réalises que ce que tu crées peut accompagner les gens dans des moments très intimes.

Tu nous partages ta playlist podcast du moment ?

Le podcast Bliss m’inspire beaucoup, notamment par sa réussite et la façon dont Clémentine est parvenue à diversifier son activité. J’écoute aussi Mathieu Stefani ou encore Jessica Troisfontaine dans le podcast "Ressentir".

 

Dans tes dernières actualités, tu as donc sorti un livre ?

Oui ! C’est un vrai guide pour réussir ses travaux, avec plein de conseils, d’astuces et des extraits retranscrits de plus de 85 invités du podcast. Il est composé de 10 chapitres qui retracent toutes les étapes d’un chantier, avec beaucoup de photos, des avant/après... L’idée, c’était de passer de l’audio au visuel, et d’en faire un joli livre, à mi-chemin entre le guide pratique et le livre déco.

 

Quel serait ton conseil à quelqu’un qui veut se lancer dans des travaux ?

Dès lors qu’il s’agit d’une rénovation importante, si vous pouvez travailler avec un architecte ou un architecte d’intérieur, foncez. C’est un investissement qui est très vite rentabilisé que d’être accompagné d’un professionnel, à condition bien sûr que ce soit quelqu’un de confiance.


Tu as rejoint le réseau Women & Podcasts, en quoi c'est important ?
C’est clé de s’entraider, se soutenir et partager nos expériences. On grandit plus vite, surtout dans le domaine du podcast : on ne rencontre pas tous les jours des podcasteurs au coin de la rue, avec qui échanger sur nos problématiques !

WOMEN & PODCASTS
Contactez-nous : hello@women-podcasts.com


Nos partenaires

 

SUIVEZ-NOUS SUR:
 

  • Instagram
  • LinkedIn
bottom of page